Conseils d’appro en économie sociale

Conseils pour s’approvisionner auprès de l’économie sociale

L’initiative montréalaise L’économie sociale, j’achète ! (ESJA), coordonnée par le CESIM, facilite le maillage entre des entreprises d’économie sociale et des institutions publiques et privées dans le but de tisser des relations durables. 

Améliorer votre performance en approvisionnement responsable

En faisant affaire avec des entreprises d’économie sociale, vous pouvez certainement améliorer la performance de votre organisation en matière d’approvisionnement responsable !

« Puisque les données liées à ces critères d’acquisition durable sont compilées dans un rapport annuel, le fait de faire affaire avec des entreprises d’économie sociale bonifie donc la note obtenue par notre organisation à ce chapitre », explique Hélène Proulx, agente d’approvisionnement à l’ École de technologie supérieure (ÉTS).


Instaurer trois pratiques en approvisionnement responsable auprès de l’économie sociale

« Implantez au sein de votre organisation un comité d’action et de concertation en environnement, ou un comité équivalent dédié au virage que vous souhaitez entreprendre. C’est un excellent point de départ pour structurer votre démarche », explique Renée Lemieux, conseillère en environnement et développement durable, services des affaires étudiantes du Cégep Marie-Victorin.

Pratique 1 > Implanter un comité dédié 
Pratique 2 > Sensibiliser les acheteurs à l’interne
Pratique 3 > Comptabiliser le progrès réalisé


« L’approche des petits pas est toujours une possibilité à envisager au moment de nouer une nouvelle relation d’affaires. Il y a moyen d’y aller un contrat à la fois. Et les rencontres du CESIM peuvent évidemment être une bonne porte d’entrée pour arriver à vos fins », conseille Jean-François Bourque, directeur adjoint aux approvisionnements pour l’ÉTS.

Tisser une relation durable avec les entreprises d’économie sociale


Découvrir deux pratiques qui améliorent la résilience en approvisionnement

Pour augmenter la résilience dans les approvisionnements, favoriser l’achat local est décidément une pratique à mettre en place. Cette pratique permet de réduire la dépendance aux fournisseurs étrangers et l’exposition aux fluctuations des tarifs douaniers. Les retards de livraison et les problèmes de transport sont des variables absentes de l’équation lorsque vient le moment de gérer les inventaires.

Comme deuxième pratique, l’approvisionnement auprès des entreprises d’économie sociale a fait ses preuves pour développer une plus grande résilience dans un contexte incertain.


« Débutez par des achats qui sont non urgents. Lors de cette première approche, une occasion de dialoguer se présente entre les deux parties sur les enjeux environnementaux et sociaux. Il est essentiel que votre projet d’achat passe par un filtre basé sur l’approche de développement durable retenue par votre organisation » explique Renée Lemieux, conseillère en environnement et développement durable, services des affaires étudiantes du Cégep Marie-Victorin.


Réduire l’empreinte environnementale en optant pour l’économie sociale

Une manière de réduire l’empreinte environnementale est d’augmenter l’achat local auprès des entreprises d’économie sociale !

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) sont moindres lorsque l’on opte pour des circuits courts évitant ainsi le transport de marchandises sur de très longues distances.

D’ailleurs, la Ville de Montréal applique cette pratique dans ses approvisionnements. L’engagement de la métropole envers l’économie sociale est reconnu depuis bien longtemps. Et il n’est pas près de s’essouffler puisque deux des six priorités transversales du Plan approvisionnement responsable 2030 de la Ville sont l’économie sociale et les gaz à effet de serre.

« Les fournisseurs de l’économie sociale contribuent assurément à la résilience de la Ville » explique France Doire, chargée d’expertise et de pratique principale en approvisionnement responsable à la Ville de Montréal. Ces partenariats gagnant-gagnant se sont établis au fil du temps, bien appuyés par des politiques qui reflètent ce désir de la municipalité de tendre vers une économie durable.


Contribuer à des retombées durables dans la communauté avec l’économie sociale

L’approvisionnement auprès de l’économie sociale est un excellent moyen de tisser des liens et de contribuer à des retombées durables dans les communautés.

Cette pratique porte fruit de façon inspirante. La Société des alcools du Québec est à l’origine d’une initiative locale pour le bien-être de la communauté. En collaboration avec La Cuisine collective d’Hochelaga-Maisonneuve, une serre et une ferme agricole se sont installées sur le terrain du siège social de la SAQ apportant ainsi une solution en sécurité alimentaire pour le quartier. En fonction dix mois par année, un grand volume de fruits et de légumes y est produit.


Il existe plusieurs approches comme la communication pour sensibiliser les équipes d’une organisation à l’économie sociale.

Par exemple, Stéphanie Leclerc, gestionnaire du programme d’approvisionnement responsable à l’Université McGill offre une séance d’information, trois fois par année, pour sensibiliser tous les acheteurs et requérants potentiels de l’université. Ainsi, elle les encourage à considérer les entreprises d’économie sociale lors d’un achat. Et ça marche ! « Il y a environ 5000 personnes ici qui ont le pouvoir de dépenser dans leurs départements respectifs. Il y a donc beaucoup de monde à rejoindre, d’où l’importance de les impliquer en amont. »


Adopter trois pratiques pour augmenter les achats auprès de l’économie sociale

Voyons voir les trois pratiques suggérées par Hydro-Québec, signataire de l’initiative L’économie sociale, j’achète ! depuis 2021, pour augmenter les achats auprès de l’économie sociale.

Nous avons amélioré notre encadrement à l’interne pour permettre aux conseillers en approvisionnement de faire du gré à gré directement avec les entreprises d’économie sociale, tout en étant conforme à nos obligations réglementaires de société d’État.

Il nous est donc maintenant possible d’octroyer certains lots directement à celles-ci. Et sur des marchés où il y a suffisamment de concurrence, on leur accorde une marge préférentielle de 5 à 10 % sur le prix soumis » explique Bertrand Gimat chef des orientations stratégiques en approvisionnement chez Hydro-Québec.

Trois pratiques pour augmenter les achats auprès d’entreprises d’économie sociale :
Pratique 1 > Réservation de lots
Pratique 2 > Attribution de gré à gré
Pratique 3 > Octroi d’une marge préférentielle