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Six priorités pour une métropole d'économie sociale

Élections municipales 2025 : Des priorités pour une métropole d’économie sociale

Bâtir la résilience des municipalités grâce à l’économie sociale

Dans le cadre des élections municipales, le CESIM présente six priorités phares pour faire rayonner et amplifier l’économie sociale (ÉS). Pour bâtir des communautés résilientes, l’économie sociale représente un atout incontournable pour les municipalités. Comme alliées naturelles, les entreprises d’économie sociale permettent aux municipalités de s’appuyer sur des initiatives citoyennes, de répondre aux besoins de leurs populations et d’être en adéquation avec leurs objectifs environnementaux, sociaux et économiques.

Les priorités présentées sont issues de consultations menées par le CESIM, notamment lors de ses Conversations montréalaises sur l’économie sociale organisées sur le territoire montréalais. Elles sont une occasion pour les partis politiques de confirmer leurs engagements ainsi que les moyens et les actions qu’ils entendent déployer en faveur de l’économie sociale.

Six priorités pour une métropole d’économie sociale

  • Reconnaître la force de l’économie sociale et de son importance dans la vitalité économique, sociale, culturelle et environnementale ;
  • Mettre en place des mesures structurantes afin de soutenir ce modèle ;
  • Accroître et consolider la place de l’économie sociale dans toutes les sphères d’intervention de la Ville ;
  • Renforcer le soutien institutionnel à l’économie sociale.
  • Miser sur le potentiel unique du modèle d’affaires de l’économie sociale, axé sur la participation citoyenne, la mission collective et la durabilité afin de stimuler l’innovation sociale ;
  • Stimuler la création et la croissance d’entreprises d’économie sociale et l’émergence de projets structurants sur le territoire montréalais ;
  • Identifier différents leviers financiers, règlementaires et des partenariats stratégiques afin d’optimiser le développement d’entreprises collectives et la réalisation de projets collectifs innovants et structurants au bénéfice du territoire.
  • Maintenir des fonds réservés spécifiquement à l’économie sociale assure qu’elle est non seulement soutenue, mais continue de se développer sur le territoire ;
  • Soutenir des projets en émergence en réponse à des besoins des communautés et des quartiers ;
  • Permettre aux petites structures de développer leur volume d’activités et d’atteindre une rentabilité durable ;
  • Soutenir le changement d’échelle et la pérennité des entreprises d’économie sociale.
  • Bonifier le fonds de développement de l’économie sociale sous forme de contribution non remboursable au sein du réseau de soutien aux entreprises (PME MTL) ;
  • Maintenir et renforcer des équipes de personnes conseillères consacrées qu’à l’économie sociale et au développement économique local pour l’émergence de projets et l’accompagnement d’entreprises d’économie sociale ;
  • Mettre en place des fonds pluriannuels afin de soutenir les projets innovants et le changement d’échelle des entreprises d’économie sociale.
  • Assurer une prévisibilité pour les entreprises, leur permettant de déployer des initiatives à plus grande échelle et d’en accroître les retombées ;
  • Répondre à des enjeux, qui s’inscrivent dans les mêmes missions que la Ville (inclusion, qualité de vie, logement), qui demandent des relations de collaboration à long terme pour en accroître les retombées.
  • Simplifier et réduire les appels de projets pour bâtir des partenariats pluriannuels avec les entreprises d’économie sociale ;
  • Soutenir la mission d’entreprises d’économie sociale qui répondent à des enjeux urbains sur de périodes plus longues (ex. : trois ans) ;
  • Soutenir à long terme des projets d’économie sociale qui offrent des solutions pour l’adaptation aux changements climatiques et les objectifs de circularité.
  • Amplifier les retombées positives de l’économie sociale sur les collectivités ;
  • Soutenir le développement d’une économie locale ;
  • Répondre à des enjeux urbains et sociaux qui contribuent à la vitalité montréalaise.
  • Mise à jour du règlement de gestion contractuelle pour favoriser l’approvisionnement responsable, en y ajoutant des clauses stimulant l’achat en économie sociale, par exemple une marge préférentielle (10 %) ;
  • Fixer des cibles d’achats ambitieuses auprès d’entreprises d’économie sociale ;
  • Fixer un nombre de partenariats structurants à établir auprès d’entreprises d’économie sociale ;
  • Réduire les obstacles règlementaires qui peuvent freiner l’approvisionnement auprès d’entreprises d’économie sociale ;
  • Déployer en continu les pratiques qui permettent de faciliter des collaborations.
  • Desservir les communautés et les populations dans leur milieu de vie ;
  • Pérenniser le dynamisme culturel de la Ville de Montréal ;
  • Contribuer à accroître l’impact des entreprises d’économie sociale dans leur milieu ;
  • Travailler dans son propre milieu de vie.
  • Sortir des bâtiments du marché spéculatif pour pouvoir permettre aux entreprises d’économie sociale de s’y installer ou d’y rester ;
  • Maintenir et bonifier les programmes d’acquisition et de rénovation de bâtiments pour les entreprises d’économie sociale ;
  • Soutenir et faciliter le développement de logements et d’habitations par des OBNL et des coopératives.
  • Maintenir des services de proximité pour assurer la vitalité d’artères commerciales ;
  • Favoriser le développement économique local et les retombées pour la communauté par l’émergence d’entreprises d’économie sociale et de solutions innovantes à des besoins.
  • Maintenir et soutenir les initiatives qui favorisent un développement économique local et des retombées pour les communautés ;
  • Maintenir et soutenir le CESIM comme interlocuteur privilégié en matière d’économie sociale de la Ville de Montréal et comme partenaire sur le territoire ;
  • Maintenir et soutenir les organismes de concertation locale et régionale et des acteurs de développement territorial pour développer des projets directement en lien avec les besoins des communautés.

L’économie sociale à Montréal : locale, durable et solidaire

L’économie sociale sur l’île de Montréal représente 3120 entreprises, maintient 63800 emplois et génère des revenus de 15 milliards de dollars annuellement. Plus du quart des entreprises d’économie sociale (27,6%) du Québec sont situées sur l’île de Montréal. Elles concentrent leurs activités principalement dans les domaines de l’habitation, les arts, la culture et les médias, la santé et les conditions de vie, ainsi que l’éducation, la formation et les services de garde[1].

La grande majorité (79%) des entreprises d’économie sociale (coop et OBNL) servent un marché local ou régional. Elles assurent le développement et le maintien de services de proximité et leur gouvernance locale réduit leurs risques d’être délocalisées.

Parce qu’elles répondent aux besoins des communautés et réinvestissent leurs surplus sur leur territoire, les entreprises d’économie sociale contribuent ainsi à la vitalité territoriale et agissent en complémentarité des gouvernements de proximité.


[1] Institut de la Statistique du Québec, L’économie sociale au Québec. Portrait statistique 2022. Publié en juillet 2025.

CESIM

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